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Démolition d'une des deux tours à coke
Les Forges font partie de l’ADN de Trignac. Elles sont l'origine de la création de la ville en 1914. Visuellement on peut toujours remettre en question leurs esthétique. Il n'empêche, nous avons le devoir de les sécuriser, de les transformer, mais aussi de raconter leur histoire, pour qu’elles continuent à vivre dans le regard des générations futures.
À l’issue d’une expertise d'un bureau d’étude qui a déjà dans le passé suivi de près les évolutions des batiments, un diagnostic de péril imminent a été identifié notamment concernant la mise en danger de l'ESAT situé juste a côté de la tour.
La déconstruction partielle du site des Forges de Trignac à débuter au cours le lundi 27 octobre 2025, pour une durée prévisionnelle de cinq semaines mais pourrait durer moins longtemps. la fragilité de l'édifice a été mis en évidence dès le premier jour par l'éffondrement du toit qui avait été mentionné par le cabinet d'étude comme étant un des points possibles de ruptures de l'édifice.
Il s'agit d'une étape importante dans la préservation du site, avec une opération très complexe : seule la trémie Est sera démolie, tandis que la trémie Ouest ainsi que tous les vestiges industriels encore présents seront conservés. Un enjeu important de cette démolition est la préservation des voutes en pierres situées juste en dessous de l'édifice.
La tour à coke a été construite durant les années 1910. Elles sont conquécutives d'une volonté continue de l'entreprise de moderner son outil de production qui c'est prolongé ensuite par la création de l'autre tour qui date de 1930.
La démolition est réalisée de manière progressive et maîtrisée compte tenu de sa structure particulière. La déconstruction se fait par foudroyage, grâce à une grue de 200 tonnes de marque LIEBHERR R 9150, équipée d’un bras impressionnant de 76 mètres.
Ce chantier d'envergure entraînera l’évacuation de 4000 tonnes de déchets.
L’ensemble de l’opération représente un coût de 274 800 euros, financé à
hauteur de 50 % par Saint-Nazaire Agglo – La CARENE, dans le cadre du
programme global de requalification du site.
La municipalité a souhaité inscrire cette opération dans une démarche de mémoire et de transmission. Il suffit de parcourir ce site pour voir toute la volonté de Trignac à préserver cette mémoire. Les Forges de Trignac font partie intégrante de l’histoire industrielle, sociale et humaine de la commune. Elles sont un repère fort dans l’identité locale, dans les paysages comme dans les souvenirs des Trignacais.
Une volonté politique de valoriser le passé industriel Les élus souhaitent préserver la trémie Ouest, dans la mesure du possible, et les vestiges industriels du site. Par cette définition du périmètre des travaux, il s’agit avant tout de poursuivre un travail de mémoire en conservant les traces matérielles et immatérielles de ce site emblématique. Dans cette perspective, la section patrimoine de l'ATLC n'a de cesse depuis de nombreuses années de promouvoir l'histoire du site.
Pour accompagner la ville dans ce travail de mémoire, plusieurs collaborations artistiques vont prendre vie sous trois formats complémentaires : vidéo, dessin et photo.
les films HECTOR NESTOR connus pour leurs créations à la croisée du documentaire et de la mémoire sociale, ont été sollicités pour conduire une démarche de recueil de témoignages autour des Forges. Leur objectif : aller à la rencontre des Trignacais et Trignacaises, recueillir leurs récits, leurs souvenirs, leurs émotions liées aux Forges, et donner la parole à ceux qui souhaitent témoigner sur ce lieu.
Bertrand FRANCQUEVILLE est également
"perspectiviste", un artiste dont le travail consiste à représenter des lieux en
mêlant dessin d’architecture passé et photographie contemporaine.
À travers cette démarche, il contribuera à faire revivre la silhouette industrielle
des Forges, en restituant leur structure, leur fonction et leur présence passée,
dans une œuvre qui dialoguera avec le paysage urbain actuel.
Une mémoire collective à partager
Le club photo de Trignac viendra lors de plusieurs séance capter les différentes phases de la démolition. Ce regard photographique documentera le chantier dans cette même volonté de préserver la mémoire du site. Les membres du club se rendront sur place à différents moments de la déconstruction pour documenter l’évolution des travaux et l’impact sur le site, capter l’ambiance du chantier, et garder une trace de cette étape historique pour la commune.
Ce projet artistique s’inscrit pleinement dans la volonté de faire dialoguer passé et avenir, à travers un lieu qui, bien que transformé, continuera de porter l’âme ouvrière et industrielle de Trignac. La mémoire des Forges ne disparaîtra pas : elle se transmettra autrement, grâce aux voix de celles et ceux qui l’ont vécue.
Cette démarche vise donc à pouvoir conserver les traces matérielles et immatérielles de ce site emblématique du passé industriel local.
C’est une ambition forte : faire des Forges un lieu de mémoire vivante, alliant respect du passé et ouverture vers l’avenir, en dialogue constant avec les habitants et les partenaires du territoire.
Un projet au croisement de la transformation, de la mémoire et de l’avenir. Au-delà de l’intervention sur le bâti, l’enjeu est aussi de préserver la mémoire du lieu, son passé industriel et sa dimension humaine.



2025
Les Forges
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